✨ Lions Club International District 415 Algérie ✨

LA MAGIE DES SOURIRES À LAGHOUAT : L’ACTION INOUBLIABLE D’ALGER DOYEN

LA MAGIE DES SOURIRES À LAGHOUAT : L’ACTION INOUBLIABLE D’ALGER DOYEN
LA MAGIE DES SOURIRES À LAGHOUAT : L’ACTION INOUBLIABLE D’ALGER DOYEN
LA MAGIE DES SOURIRES À LAGHOUAT : L’ACTION INOUBLIABLE D’ALGER DOYEN

LA MAGIE DES SOURIRES À LAGHOUAT : L’ACTION INOUBLIABLE D’ALGER DOYEN
C’était un matin d’hiver à Laghouat. L’air était frais, le soleil posait doucement ses rayons sur les murs ocre de l’École des non et mal voyants. Nous arrivions, le cœur un peu serré, chargés de cartons et d’espoir.
Dans la cour, le silence était particulier, presque attentif. Puis les portes se sont ouvertes.
Premier contact : les mains qui voient.
Le directeur nous a accueillis avec une poignée de main ferme, un sourire fatigué mais chaleureux. « Ils vous attendent », a-t-il simplement dit. Dans ses yeux, on lisait la fierté d’un homme qui donne sa vie à ces enfants, et la lassitude de celui qui manque souvent de moyens.
Nous avons sorti les ballons sonores, les dictaphones, les tablettes braille. Les enfants approchaient leurs mains, curieux, mesurant chaque objet du bout des doigts. Leurs visages s’illuminaient quand ils reconnaissaient la texture d’un vêtement doux, la forme d’une chaussure, l’odeur d’un paquet de friandises encore emballé.
Mais ce n’était que le prélude.
La classe de musique : le choc du cœur
On nous a guidés vers une porte au fond du couloir. Avant même de l’ouvrir, une mélodie nous parvenait, fragile et déterminée.
Dans la salle, le professeur, lui-même non-voyant, avec un synthétiseur qui a fait toutes les guerres, dirigeait un petit chœur d’une quinzaine d’enfants. Il a tourné son visage vers nous quand nous sommes entrés, comme s’il nous voyait vraiment.
« Nous avons préparé quelque chose pour vous », a-t-il annoncé doucement.
Et alors, les voix se sont élevées. Une chanson de bienvenue, écrite pour nous, composée pour nous. Des paroles simples, mais qui disaient merci, qui parlaient d’espoir, de lumière intérieure. Les enfants chantaient en chœur, certains souriant largement, d’autres concentrés, les mains parfois levées comme pour saisir les notes dans l’air.
Dans nos rangs, les yeux s’embuaient. Un de nos membres, un homme plutôt taciturne, détournait le visage, incapable de retenir son émotion. On sentait une boule dans la gorge, une chaleur au visage. Ce n’était plus une remise de dons. C’était un échange. Ils nous offraient bien plus que nous ne leur avions apporté.
Le cadeau invisible
À la fin de la chanson, le silence est tombé, lourd de grâce. Puis les applaudissements ont éclaté. Les enfants rayonnaient. Le professeur nous a remerciés, mais c’est nous qui étions redevables.
Dans le bus du retour, personne ne parlait. Nous regardions par les fenêtres, chacun absorbé par son propre tourbillon d’émotions. Ce n’est qu’après des kilomètres que les mots sont revenus, timides d’abord, puis enthousiastes.
« Il leur faut des instruments. »
« Un vrai atelier de musique. »
« On revient. Il faut qu’on revienne. »
L’histoire continue…
Aujourd’hui, ces voix résonnent encore en nous. Le projet est lancé : nous leur apporterons des instruments. Un synthétiseur, des percussions. Parce que nous avons entendu plus qu’une chanson, nous avons entendu la promesse d’un talent qui ne demande qu’à s’épanouir.
Un immense MERCI à vous tous, donateurs près ou lointains, qui avez rendu cette rencontre possible. Vous n’avez pas juste donné des objets. Vous avez permis une étincelle d’humanité partagée. Vous avez offert des sourires, et en retour, vous avez reçu de la lumière.
C’est cela, la magie du Lionisme : parfois, en croyant aider, on est transformé. Et l’aventure humaine continue…
F.GHILI